« Une pomme chaque matin éloigne le médecin » dit un vieux dicton britannique.
Preuve est faite qu’une consommation importante de fruits et de légumes diminue significativement les risques de maladie cardio-vasculaires et de nombreux cancers.
L’épidémiologiste E.Riboli déclare que la consommation quotidienne de fruits et de légumes réduit de 50% à 60% les risques de cancers. Sur 170 études épidémiologiques, 132 ont montré une diminution des risques de cancer du tube digestif et des voies respiratoires chez les « gros » consommateurs de fruits et de légumes. Mais cet effet protecteur ne commence qu’à partir de 500 grammes de légumes par jour. Pour les fruits, le bénéfice apparaît à partir de 2 oranges ou pommes ou bananes quotidiennes. Personne ne sait quel fruit ou quel légume offre la meilleure protection contre tel ou tel cancer. Personne ne sait non plus lequel des nombreux composés que contiennent tels ou tels fruits ou légumes est le plus efficace pour garder nos cellules intactes.
L.Nugon-Baudon, biochimiste à l’INRA, explique que les végétaux sont des cocktails de milliers de substances. Bon nombre d’entre elles sont actives et se complètent mutuellement, augmentant leurs effets bénéfiques pour la santé.
• l’ail, l’échalote, le poireau : ces aliments sont composées de sulfite d’allyle. In vitro, ces composés agissent directement sur le mécanisme de détoxication des cellules, et semblent donc avoir un effet freinateur sur l’initiation de la cancérogenèse. Toutefois, il a été calculé que, pour obtenir le même effet chez l’homme, il faudrait absorber 17000 à 24000 gousses d’ail ! L’effet in vitro d’une seule substance n’est pas suffisant pour expliquer une protection à l’échelle d’une population.
• le calcium et la vitamine D des produits laitiers frais : le mécanisme reste imprécis
• les huiles : les huiles de poisson ont une action anti-inflammatoire et une action favorable au niveau des membranes cellulaires dont elles améliorent la résistance au cancer. Les huiles végétales riches en acide gras insaturé, comme l’huile d’olive, l’huile de noix, l’huile de pépin de raisin…ont une action bénéfique sur les cancers digestifs.
• autres substances actives : les fibres.
Les fibres sont présentes dans les fruits, les légumes, les céréales et les légumes secs. Sur 37 enquêtes épidémiologiques, 21 ont trouvé un effet protecteur contre le cancer du côlon. Les mécanismes d’action les plus probables sont l’effet de lest et la dilution de carcinogènes éventuels.
De plus, un aliment riche en fibre, diminue le taux de cholestérol et surtout du mauvais cholestérol dans le sang. Ainsi, il réduit le risque de maladie cardio-vasculaire.
• les fibres
• les fruits et les légumes : en effet, 50% des végétaux qui remplissent nos paniers renferment des anti-oxydants protecteurs. Les plus connus sont la vitamine C (agrumes, kiwi, cassis), la vitamine E (germe de blé, noisette), le Sélénium, le Zinc, les flavonoïdes et les béta-carotènes. Les anti-oxydants sont indispensables à la lutte contre les radicaux libres. Ces derniers peuvent oxyder le mauvais cholestérol et entraîner des réactions en chaîne qui aboutissent à la formation de plaque d’athérome. Absorbées en quantités suffisantes, les vitamines C, E et les flavonoïdes, neutralisent les radicaux libres, réduisant la formation du dangereux mauvais cholestérol. De plus les flavonoïdes ont une action bénéfique sur la circulation sanguine, car ils agissent sur la fluidité du sang, évitant la formation de « bouchon » sanguin.
• Les huiles : les malades cardiaques qui adoptent un régime alimentaire riche en acide alpha-linolénique (oméga 3) que l’on retrouve dans les huiles de colza, de noix et d’olive et sous une forme différentes dans les poissons voient leur risque de mortalité réduit de 70%
Les aliments protecteurs vis à vis de certains cancers.
• le soja, le chou, les lentilles : ces aliments auraient un rôle protecteur vis à vis des cancers hormono-dépendants comme le cancer du sein et de la prostate. Ce phénomène serait lié à la teneur en phyto-œstrogènes présent dans ces aliments. Ces hormones végétales sont proches des hormones humaines. Cependant, on ne sait pas à partir de quelle dose de phyto-œstrogènes, il est obtenu une diminution de risque pour le cancer du sein ou de la prostate.
• La tomate : Les « gros » mangeurs de tomates ont 40% de cancers de la prostate en moins que les autres. Ces bénéfices sont attribués au lycopène, un pigment d’autant absorbé que la tomate est cuite.
Ainsi, il est vivement conseillé de manger des fruits et des légumes à chaque repas. En les diversifiant, cela pourrait vous protéger contre les maladies cardio-vasculaires et réduire le risque de certains cancers.