Tous les aliments peuvent faire l’objet d’une allergie alimentaire. Les plus connus sont les poissons, les arachides, les bananes, les avocats, le lait, les œufs et le soja. Par ailleurs, il existe des allergies alimentaires croisées, le sujet présente les mêmes réactions (urticaire, œdème, prurit) lorsqu’il est mis en contact d’allergènes en apparence sans rapport entre eux. : Chez l’enfant, les manifestations d’allergie alimentaire peuvent être différentes de celles des adultes. Outre les manifestations cutanées (rares), les plus fréquentes ce sont des symptômes digestifs de type vomissements, diarrhées et douleurs abdominales. Que faire face à une allergie alimentaire :
L’allergie alimentaire touche 7% à 8% des enfants et environ 2% des adultes. Le phénomène d’allergique alimentaire est depuis quelques années en constante augmentation. (il a été multiplié par 5 en 10 ans).On sait que la sensibilisation de l’organisme à un allergène alimentaire, en général une protéine, s’effectue en deux temps. Lors d’un premier contact, notre corps réagit en produisant et en diffusant des anticorps spécifiques de la classe des immunoglobulines E. La réaction d’allergie alimentaire, elle, ne se déclenche qu’à partir de la deuxième rencontre. Parfois chez certaines personnes, le simple contact tactile ou olfactif avec le produit allergisant peut provoquer une réaction d’allergie alimentaire. Les symptômes sont différents selon la sensibilité du sujet. Chez l’adulte, dans les formes bénignes d’allergie alimentaire, nous pouvons observer une démangeaison ou un œdème des lèvres. Ces manifestations sont courantes avec les fruits frais. Dans les formes modérées, l’allergie alimentaire est décrite par une urticaire parfois géante associée à des démangeaisons. Les formes graves d’allergie alimentaire, se transforment en véritable drame à savoir un choc dit anaphylactique. La vie de la personne est en danger. Seule une injection immédiate d’adrénaline peut la sauver.
Cependant un sujet qui manifeste une réaction d’allergie alimentaire violente en mangeant une cacahuète est rarement allergique à l’huile d’arachide. De même pour les pommes crues qui perdent leur pouvoir allergisant une fois cuite.
• 15% à 20 % des sujets allergiques au latex, le sont aussi pour la banane ou l’avocat.
La réponse allergique est la même car ces produits présentent une similitude moléculaire.
• Allergie alimentaire croisée à des végétaux appartenant à la famille botanique.
Il existe une allergie alimentaire croisée à la moutarde et aux choux, aux radis ou aux brocolis.
Cependant de nombreux allergènes courants chez l’enfant disparaissent avant la puberté. C’est le cas de l’allergie au lait de vache qui disparaît à l’âge de 2-3 ans.
• identifier l’aliment allergisant
• confirmer qu’il s’agit d’une vraie allergie alimentaire et non d’une simple intolérance.
• Si confirmation de l’allergie alimentaire, exclure l’aliment en cause et avoir dans les cas sévères une seringue auto-injectable d’adrénaline.
• Vérifier s’il existe des allergies alimentaires croisées avec d’autres aliments.
• Chez l’enfant, exclure l’aliment est parfois délicat, car cela peut entraîner des carences. Il est ainsi proposé sous surveillance médicale des tentatives de réintroduction.
Depuis 10 ans, le phénomène d’allergie alimentaire est fréquent et ne cesse d’augmenter surtout dans les pays industrialisés. Même si les facteurs génétiques sont certains, le phénomène d’allergie alimentaire reste inexpliqué. Il est évoqué
• La diversification trop précoce de l’alimentation des enfants avant l’âge de 4 mois.
• Une modification du système lymphocytaire liée à une utilisation trop fréquente et peut-être abusive des antibiotiques chez l’enfant.