Le Parisien le 04 mai 2010
Le Parisien relate sur son site une étude de l'Université de Montréal (Canada), selon laquelle « la télévision peut faire des ravages pendant des années ».
« Par ailleurs, les enseignants ont évalué les performances scolaires et psychosociales, ainsi que la santé des sujets », ajoute Le Parisien.
Linda S. Pagani, qui a mené ce travail, note ainsi que « chaque heure au delà de la moyenne (qui est de 8 heures par semaine au Québec) réduit de 7% l'engagement manifesté par l'enfant en classe ».
« C'est entre la naissance et l'âge de 5 ans qu'interviennent les débuts de réseautage dans le cerveau, très importants pour toutes sortes de processus intellectuels. [Or, regarder l'écran est une] activité intellectuelle passive », poursuit la chercheuse.
Le Parisien retient que selon cette étude, « une consommation excessive de télévision chez les enfants entre l'âge de 2 et 4 ans permet de prédire une diminution de 6% de la réussite en maths (mais n'a aucun effet négatif sur la lecture), […] une diminution de 13% de l'activité physique le week-end et de 9% de l'activité physique générale, une augmentation de 9% de la consommation de boissons gazeuses sucrées et de 10% du grignotage et enfin une hausse de 5% de l'indice de masse corporelle à 10 ans ».